Les « affaires », qu’elles soient attachées au candidat de droite ou à celle de l’extrême droite occultent, depuis le début de la campagne des présidentielles, le débat nécessaire sur de grands sujets qui sont au centre des préoccupations de nos concitoyens : les services publics, la protection sociale, les retraites, l’emploi. Il n’est évidemment pas question d’incriminer les médias, mais les auteurs des faits eux-mêmes, des faits pour lesquels la justice souhaite jouer totalement et en toute indépendance son rôle.

Le risque existe, que les français s’abstiennent massivement lors de cette élection majeure. Nous le savons, nos concitoyens se déplacent de moins en moins lors des différents rendez-vous électoraux.

C’est donc une fragilisation de notre système démocratique auquel nous assistons. Une fragilisation qui prend sa source dans le comportement peu scrupuleux de quelques élus qui, issus eux-mêmes du système, dénoncent le système !

Face à cela nous avons une double exigence, celle de la transparence et de l’exemplarité en politique, mais également celle de trouver les moyens de mieux associer nos concitoyens à une réflexion permettant de mieux faire vivre notre démocratie. Les rendez-vous électoraux ne peuvent plus être les seuls rendez-vous de l’expression démocratique.