Débattu en décembre à l’Assemblée nationale, le texte du Gouvernement revient après son passage au Sénat.

Le Groupe Nouvelle Gauche a voté contre ce texte, comme l’a fait le Groupe socialiste au Sénat. Quelques semaines plus tôt, le Conseil supérieur de l’éducation en avait fait autant.
En effet, ce projet de loi constitue une remise en cause du principe de libre accès à l’enseignement et du principe du baccalauréat comme premier grade universitaire, pour lui préférer une sélection « crescendo » sous couvert de dispositifs d’accompagnement à la réussite. C’est désormais le principe de capacités d’accueil limitées pour les formations de 1er cycle qui est affirmé.

Désormais la plateforme de préinscription, rebaptisée Parcours Sup, accueillera 10 vœux maximum, non hiérarchisés.

Le projet de loi entérine également la sélection dans les filières en tension. Une priorité est donnée aux meilleurs bacheliers à l’ensemble des formations de l’enseignement supérieur public y compris dans les formations sélectives.

On peut donc craindre que le bachelier ne choisisse plus son affectation mais que c’est bien l’université qui choisira ses étudiants.

De plus, cette réforme engendrera une quantité de travail supplémentaire considérable. L’examen de tous les dossiers des bacheliers par des personnels des universités devrait mobiliser plus de 3 000 ETP. Les universités, déjà en sous-effectif, pourront-elles remplir une telle mission au regard de l’investissement annoncé par le Gouvernement d’autant que la moitié de l’enveloppe sera attribuée sous forme d’appel à projet. Toutes les Universités n’en bénéficieront pas.

Le groupe Nouvelle Gauche avait déposé des amendements visant, notamment, à supprimer la sélection à l’université, prévoir des quotas de boursiers pour les classes préparatoires et les grandes écoles…

Face aux nombreuses incertitudes et flous sur ce plan et à cette sélection institutionnalisée, nous avons voté contre.