Le travail remarquable mené par le consortium international des journalistes d’investigation sur les « Paradise Papers » a mis en lumière des comportements de contribuables, de sociétés, de multinationales, d’entreprises, qui s’ils apparaissent comme légaux, n’en demeurent pas moins amoraux. Pour la France, il s’agit en effet de milliards d’euros qui ne rentrent pas dans les caisses de l’Etat, alors qu’au même moment on demande des efforts aux français pour redresser notre pays.

Amoral également parce que, comme le journal Le Monde le souligne, c’est la question de l’équité fiscale et du partage de l’impôt entre les contribuables qui sont en jeu. Seuls les plus nantis ont la puissance financière suffisante pour y échapper grâce à des bataillons et d’experts et d’avocats fiscalistes qui sont engagés pour analyser les législations et proposer à leurs clients des schémas d’optimisation fiscale.

Amoral enfin car ces « détournements légaux » ne sont pas utilisés pour créer de l’emploi, mais seulement pour accroitre le plus souvent des fortunes « dormantes ».

Une logique et des pratiques que des élus de droite comme Gérard LONGUET défendent pourtant au nom de « la préservation du pouvoir d’achat car en France l’impôt serait confiscatoire » !

Au-delà de ces propos caricaturaux et peu crédibles, la France doit être le fer de lance en Europe pour proposer de véritables mesures pour lutter contre ces pratiques qui privent les Etats de ressources essentielles.