De l’espoir suscité par la Conférence des territoires du 17 juillet dernier aux mesures traduites dans le Projet de Loi de Finances pour 2018 et le Projet de Loi de Programmation des Finances Publiques 2018-2022, nous sommes passés en quelques semaines du pacte de confiance au pacte de défiance entre l’Etat et les collectivités locales.

En effet, la décentralisation et la libre administration des collectivités sont mises à mal par les décisions du gouvernement Macron-Philippe depuis cet été : réduction des dépenses de fonctionnement de 13 milliards d’euros sur 2018-2022 pour les 319 plus importantes collectivités, non-renouvellement de centaines de contrats aidés, suppression de la taxe d’habitation, annulation de 300 millions de dotations, ponction de 1,5 milliard d’euros sur les bailleurs sociaux…

Pourtant, les collectivités locales ont pris leur part dans la réduction nécessaire des dépenses publiques.  Selon la Cour des Comptes, elles représentent moins de 20% des dépenses publiques globales et ont participé les trois dernières années à hauteur de 50% à la réduction du déficit public.

Mais aujourd’hui, la trajectoire financière imposée par le gouvernement Macron-Philippe est trop raide et menace la qualité, l’accès et jusqu’à l’existence même des services publics de proximité dans certains territoires.

Le Groupe nouvelle Gauche a proposé de nombreux amendements pour que les collectivités ne soient pas, encore, mises à contribution. Nous n’avons pas été entendus.

Il faut que le Président de la République, qui clôturera le 100ème congrès de l’Association des Maires de France, qui aura le lieu à partir du 20 novembre, entende la colère des maires et instaure un vrai dialogue avec les collectivités locales.