Le texte est en discussion à l’Assemblée nationale depuis lundi dernier. Comme avec les syndicats, les députés du parti du Président de la république et le gouvernement ne laissent aucune place aux propositions des autres groupes parlementaires. Après le constat amer fait par les représentants syndicaux à la sortie des réunions de concertation sur l’absence totale de volonté de négociation du gouvernement, nous retrouvons malheureusement un comportement similaire à l’Assemblée nationale, puisque tous les amendements du groupe Nouvelle gauche sont systématiquement rejetés.

Le gouvernement veut aller vite et ne laisse aucune place à une véritable discussion. Les ordonnances ne sont pas totalement mises de côté, pour aller plus vite. C’est certainement aussi pour éviter que le débat parlementaire ne vienne apporter une autre vision que celle du gouvernement, comme sur l’alignement du régime des cheminots sur le régime général pour partir à la retraite à taux plein, le remboursement de près de 1,5 milliards par an de la dette par la SNCF, ou encore les effets d’une privatisation du service public qui ne veut pas dire son nom.

Comme l’a rappelé dans l’hémicycle mon collègue député Christophe BOUILLON du Groupe nouvelle gauche le 9 avril : « Entre le statu quo et le chamboule-tout, il y a place pour une réforme qui nous garantisse de pouvoir compter encore, demain, en France, sur un grand service public ferroviaire. C’est tout ce qu’attendent aujourd’hui les usagers et les Français »