Lors d’une élection, on a coutume de dire qu’au premier tour on choisit et au second on élimine. Mais lorsque les candidats restant en lice ne correspondent pas ou peu aux raisons profondes qui ont dicté notre choix au premier tour, les choses deviennent forcément plus compliquées.

Dans ce choix difficile, il est néanmoins indispensable de continuer à toujours nous interroger sur ce qui fait sens afin que la république puisse continuer à fonctionner sur la base de sa devise : liberté, égalité, fraternité.

Pour ce second tour de la présidentielle, l’histoire, le programme, les déclarations, les faits montrent que ces mots, notamment celui de fraternité, revêtent une dimension bien restrictive pour une formation politique qui tend à stigmatiser certains de nos concitoyens.

C’est pourquoi, bien que je reste convaincue que l’ultra libéralisme est le plus sûr terreau de l’individualisme et donc du possible rejet de l’autre, il est indispensable que nous ne nous trompions pas sur qui représente le principal danger pour le bon fonctionnement de la république, le 24 avril prochain.

Mon engagement politique est fondé, depuis toujours, sur les principes de solidarité, de soutien aux plus fragiles, de lutte contre le racisme. Des notions que nous devons remettre au cœur du combat politique pour les prochaines années, afin de reconstruire un projet qui doit permettre de ne plus être confrontés à ce choix du second tour de la présidentielle.