Lundi 14 septembre, le Président de la République a ironisé sur ceux qui préfèreraient “le modèle Amish” et le “retour à la lampe à huile”, au lendemain de la demande de moratoire sur la 5G de 70 élus de gauche et écologistes :

  • Ce débat mérite bien mieux que les outrances du Président de la République ! Rappelons que le moratoire sur la 5G était une proposition de la convention citoyenne pour le climat, cette déclaration est une marque de mépris pour le travail de ces 150 citoyens !
  • La décision du gouvernement d’attribuer les fréquences de 5G aux opérateurs téléphoniques dès septembre 2020 a été prise sans étude d’impact climatique et environnemental ni aucune consultation publique préalable, voilà ce qui explique cette défiance de nombreux citoyens et élus !

La 5G est conçue pour permettre des débits dix fois supérieurs à la 4G, cela peut avoir des effets positifs, notamment pour le monde économique.

  • Néanmoins, la hausse de la consommation de données et d’usage des télécommunications est synonyme d’une très forte consommation d’énergie par la sollicitation des antennes et des serveurs. Ce sujet dépasse bien évidemment le sujet de la 5G. C’est pour cela que dans le cadre de la loi Energie climat, nous avions notamment défendu la nécessité de définir stratégie nationale de sobriété numérique.
  • De plus, alors que la technologie 4G n’est toujours pas totalement déployée et que certains territoires ne captent même pas le réseau téléphonique, que les collectivités dépensent des sommes importantes pour équiper en fibre les espaces ruraux, l’arrivée de la 5G risque d’aggraver les fractures numériques existantes. Notre priorité est de résorber ces fractures numériques avant de déployer la 5G dans certaines métropoles.