Après l’infantilisation de nos aînés, le Président de la République a fait le choix de lancer sa campagne en culpabilisant les Français. “Les Républicains” peuvent arrêter leur congrès, ils ont leur candidat !

  • Un candidat qui pense que les Français ne travaillent pas assez ! Nous sommes opposés au report de l’âge légal de départ à la retraite car c’est la méthode la plus injuste qui soit. Cela pénalisera tous ceux qui ont commencé à travailler tôt, qui font souvent des métiers pénibles, et qui aujourd’hui peuvent bénéficier d’une retraite à taux plein à 62 ans.
  • Un candidat qui pense que l’on trouve un travail en traversant la rue ! La réforme de l’assurance chômage du gouvernement va déjà faire 1,15 million de perdants, Emmanuel Macron propose d’aller encore plus loin en contrôlant davantage les chômeurs et en les “obligeant” à accepter une offre d’emploi. Rappelons qu’il y a 3,5 millions de chômeurs pour, si on reprend les chiffres du Président, 300 000 offres non pourvues !
  • Un candidat qui pense que les jeunes se complaisent dans des aides qui coûtent un “pognon de dingue” ! Les jeunes n’ont pas besoin d’un “contrat”, ils ont besoin d’un “minimum vital”, les jeunes n’ont pas besoin de “devoirs”, ils ont besoin de la confiance de la Nation pour se réaliser et s’épanouir. ​​Aucun jeune n’aspire à vivre toute sa vie avec 500 euros !
  • Un candidat qui parle de travail mais ne parle jamais de salaire ! Revaloriser la “valeur travail” c’est d’abord revaloriser la valeur du travail ! Entre 2009 et 2018, un employé au SMIC d’une entreprise du CAC 40 a vu sa rémunération progresser de 12%, là où celle des actionnaires a progressé de 70%. Revaloriser le travail c’est avant tout mieux partager la valeur !
  • Un candidat qui parle pouvoir d’achat sans parler des inégalités ! Emmanuel Macron se targue d’avoir “en moyenne” augmenté le pouvoir d’achat des Français. Mais de quels Français ? Il oublie de dire qu’il a accru les inégalités en servant d’abord les plus riches et plus généreusement ; 1,5 milliards d’euros pour les 10% les plus modestes, 5 milliards d’euros pour les 10% les plus riches !
  • Un candidat qui parle de social mais qui n’investit pas dans le social ! Emmanuel Macron a évoqué le défi de l’autonomie mais l’année dernière, le gouvernement a créé la cinquième branche de la sécurité sociale, sans jamais la doter de moyens financiers pérennes. Idem pour le Ségur de la Santé. Il parle de 19 milliards d’investissements dans les hôpitaux et les EHPAD mais il n’y a pas un euro d’inscrit dans le PLFSS pour 2022 !
  • Un candidat qui prône la transition énergétique mais qui a été le Président du renoncement écologique. La priorité n’est pas de construire de nouvelles centrales nucléaires mais d’investir dans les énergies renouvelables, de manière bien plus massive que ce que le gouvernement a fait depuis 5 ans, et de permettre la rénovation énergétique des logements.

 

Cette allocution du Président de la République devait être une allocution pour éviter de faire face à une cinquième vague. Elle a été une allocution pour dérouler un bilan partiel et partial, et lancer une campagne présidentielle de droite et de droite.

Nous sommes opposés à ce que le pass sanitaire soit conditionné à la troisième dose pour les plus de 65 ans. Le pass sanitaire ne doit pas devenir l’alpha et l’omega de la politique sanitaire du gouvernement.

  • Le difficile lancement de la campagne de rappel doit amener le gouvernement à relancer une grande campagne de communication, de conviction plutôt que d’imposer de nouvelles restrictions dans la vie de Français qui ont déjà fait leurs deux doses, d’infantiliser nos aînés !
  • Si nous devons apprendre à vivre durablement avec le virus comme l’a dit le Président de la République alors nous devons le faire dans un cadre juridique de droit commun, nous ne pouvons pas vivre indéfiniment avec un outil qui porte autant atteinte à nos libertés fondamentales.
  • Nous regrettons que le Président de la République n’ait pas fait le choix de la généralisation de la troisième dose, comme cela a été annoncé en Italie ou en Allemagne. Cette généralisation de la dose de rappel doit s’accompagner de la réactivation par l’Etat des centres de vaccination.