Nous n’avons cessé de dénoncer l’insuffisance des réponses du gouvernement pour notre jeunesse. Nous réclamons notamment des primes de 350 euros pour les anciens étudiants en fin de cursus arrivant sur le marché du travail et de 500 euros pour ceux qui ont perdu leur job étudiant en raison du confinement. Ces jeunes sont les oubliés du plan du gouvernement.

Rappel des refus du Gouvernement pour la jeunesse en grande détresse :

Mi-décembre, le Président de la République a de nouveau rejeté l’idée d’étendre le Revenu de solidarité active (RSA) aux jeunes de moins de 25 ans. C’est une erreur :

  • C’est une erreur de penser, comme Emmanuel Macron, que la Garantie Jeunes, les bourses, les services civiques ou le Parcours emploi compétences sont des dispositifs suffisants. Ces dispositifs sont utiles pour les quelques jeunes qui en bénéficient, mais ils ne sont pas à la hauteur de la crise économique et sociale à laquelle nous sommes confrontés ;
  • C’est une erreur de penser, comme Emmanuel Macron, que le RSA est un système de désincitation au retour à l’emploi. Les minima sociaux, par définition, permettent tout simplement de disposer d’un minimum pour vivre. Comment fait un jeune aujourd’hui pour survivre quand il ne peut plus trouver de job d’étudiant, de mission en intérim ou de perspectives pour s’insérer sur le marché du travail ?

Il existe un minimum vieillesse, il doit y avoir un minimum jeunesse ! C’est l’objet de la proposition que nous avons soumise à consultation jusqu’au 20 décembre sur le site Parlement & Citoyens. Notre minimum jeunesse c’est un double dispositif :

  • Le revenu de base vise à verser automatiquement, à partir de 18 ans, un minimum mensuel en lieu et place du RSA et de la prime d’activité, de manière dégressive en fonction des revenus de la personne, et sans conditions ;
  • La dotation universelle vise à créditer, à partir de 18 ans, 5 000 euros sur chaque Compte Personnel d’Activité pour des usages de formation (poursuite ou reprise d’études, formation BAFA), de mobilité (permis de conduire) et d’entrepreneuriat sous toutes ses formes (formation et accompagnement pour la création d’entreprise, de coopérative, de fondation, d’association).

 

Enfin, pour les jeunes étudiants, nous avions demandé la réouverture dès le 4 janvier des universités. Nous voulons faire confiance dans la capacité des universités à organiser elles-mêmes, dans le détail, les protocoles adaptés, notamment en matière de définition des jauges adéquates, amphi par amphi, salle par salle, en fonction de leurs caractéristiques et de l’évolution de la situation sanitaire.

Mais là encore, pas un mot pour les jeunes et les étudiants n’a été prononcé par le Premier Ministre lors de sa conférence de presse du 7 janvier.