Depuis maintenant plus de deux ans, dans le Nord-est de la Syrie, survivent plus de 200 enfants français et leurs mères dans des conditions totalement inhumaines et dégradantes.

Ces enfants sont innocents et n’ont jamais choisi de partir – voire, pour certains, de naître – en zone de guerre et sont, eux aussi, victimes directes de l’idéologie jihadiste. Ils vivent aujourd’hui dans ces camps de manière indigne et contraire à nos engagements internationaux et à notre État de droit. Les laisser sur place, c’est prendre le risque qu’ils grandissent dans la haine de notre pays.

Avec le collectif Familles Unies, un appel de parlementaires et eurodéputés français au rapatriement des enfants français et de leurs mères détenus dans les camps du Nord-est syrien a été lancé.

Cet appel, que j’ai signé, répond à un double impératif humanitaire et sécuritaire.
Humanitaire, car ces 200 enfants français détenus arbitrairement doivent être sauvés, aidés et soignés le plus rapidement possible.

Sécuritaire, car leurs mères doivent impérativement être jugées et incarcérées en France afin d’éviter qu’elles ne s’évadent des camps et retournent grossir les rangs de cellules de Daesh ou d’autres groupes terroristes de cette région instable.