Aujourd’hui mercredi 1er décembre, les règles de l’assurance chômage changent de nouveau, parachevant la réforme poursuivie depuis l’été 2019 par le gouvernement. Ce dernier volet, qui modifie la période travaillée nécessaire pour ouvrir le droit à une indemnisation, était en réalité le premier volet de la réforme et avait déjà été mis en œuvre entre novembre 2019 et juillet 2020, avant d’être suspendu sous l’effet de la crise sanitaire.

Il dispose que pour pouvoir ouvrir des droits à l’assurance chômage, un travailleur sans emploi doit pouvoir justifier d’une période travaillée de six mois sur les vingt-quatre derniers mois, contre quatre mois sur vingt-huit dans le régime précédent. Durant les huit mois pendant lesquels elle a été appliquée, cette disposition a conduit au rejet moyen de 20 000 ouvertures de droits par mois. Soit plus de 150 000 personnes qui, à la suite de la perte de leur emploi, se sont vu refuser l’ouverture de droits au chômage !

On le voit bien, cette disposition est donc très utile pour diminuer artificiellement les statistiques du chômage, beaucoup moins pour lutter contre la précarisation que vivent les travailleurs les plus éloignés de l’emploi. Car c’est bien ceux-ci qui seront le plus pénalisés par cette réforme, qui plus est inadaptée à la réalité du marché du travail en France. Dans certains bassins d’emploi, la majorité des emplois proposés sont des contrats temporaires de moins de six mois ! Qui ne seront donc potentiellement plus pourvoyeurs de droits.

Une nouvelle fois, le Parti socialiste réaffirme sa totale opposition à cette réforme inique et porte, avec sa candidate Anne Hidalgo, l’engagement d’abroger immédiatement cette réforme et de négocier avec les partenaires sociaux une assurance chômage universelle qui protège tous les Français.

 

Communiqué de presse

Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste

Vincent Duchaussoy, secrétaire national au Travail, Nouvelles Formes de travail et Emploi