En rejetant les amendements de l’UMP visant à supprimer le contrôle de l’éloignement des étrangers, Laurence DUMONT a souhaité rappeler la nécessité d’ouvrir au contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) la possibilité d’accompagner les services de l’ordre dans l’avion dans le cas de reconduite, afin de vérifier que les droits fondamentaux des personnes éloignées sont respectés jusqu’à leur remise aux autorités du pays de destination.

Elle a par ailleurs fait adopter un amendement visant à supprimer la peine de prison prévue en cas d’entrave aux travaux du CGLPL. Toute obstruction doit être punie. Néanmoins, toute sanction prévoyant l’enfermement doit être interrogée sous l’angle du sens donné à la peine prévue. Dans ce cas précis, une peine d’emprisonnement n’est pas adaptée et l’amende infligée suffit.
Elle a enfin fait adopter un amendement permettant de libérer la parole des personnes privées de liberté, de leur famille, des associations mais aussi des agents des lieux privatifs de liberté en punissant les représailles exercées à leur encontre du seul fait de leur lien avec le contrôleur.