La direction de la Poste poursuit son inexorable plan de fermeture de bureaux de poste à travers toute la France, dans le cadre d’une restructuration qui est en fait un démantèlement en règle de ce service public. Pourtant, nous l’avons encore constaté durant la crise sanitaire, il constitue, notamment dans des quartiers urbains parfois délaissés ou dans des zones rurales, un lieu ressource fondamental pour les populations les plus modestes.

La politique tendant à créer des agences postales communales, financées par les communes, ou des points postaux ne peut remplacer totalement les bureaux de poste. C’est un leurre qui permettra à moyen ou long terme de se désengager totalement. Pourtant, il faut savoir que les élu.e.s locaux, et notamment les maires, ont le pouvoir de s’opposer à cette logique purement libérale. Un refus de la part d’une municipalité doit être obligatoirement pris en compte par la direction de la Poste.

Ici, dans la circonscription, certains bureaux sont menacés. J’ai déjà eu l’occasion de m’entretenir avec les syndicats de salarié.e.s sur ce sujet et de faire remonter à la direction de la Poste mes interrogations.

Plus globalement, je me suis inscrite dans une dynamique nationale en signant avec de nombreux député.e.s un courrier au Premier Ministre pour dire notre opposition à cette politique et réaffirmer notre attachement à un grand service public postal.