Il existe de la part du gouvernement et du Président de la république une volonté non dissimulée d’installer depuis les élections présidentielles la vie politique française dans une bipolarité. Cette attitude est dangereuse car elle ne fait que renforcer l’extrême droite. Nous venons de le constater avec le scrutin des européennes. Le combat politique contre l’extrême droite passe avant tout par le développement d’une autre politique plus soucieuse des modestes, faisant plus de place à l’écoute, plus juste, moins arrogante. Tout le contraire de ce que nous connaissons depuis deux ans avec Emmanuel MACRON et sa politique qui creuse les inégalités.

Si nous nous sommes toutes et tous réjouis d’une participation plus grande qu’au scrutin de 2014, c’est néanmoins à peine plus d’un électeur sur deux qui s’est déplacé dimanche dernier. La raison est aussi à chercher dans l’offre politique et, surtout, pour les électeurs de gauche, dans sa dispersion pathétique.

Dans un contexte où il existe une prise de conscience générale de la nécessaire transition écologique, on ne peut que noter le score du parti des verts de dimanche dernier. Néanmoins, il est maintenant primordial de trouver les voies de la construction d’un projet commun, véritable alternative à la politique libérale d’Emmanuel MACRON, un projet où le social et l’écologie seront au cœur. Si tel n’était pas le cas, nous aurions une responsabilité collective dans l’inexorable renforcement de l’extrême-droite dans les années à venir.