Cette semaine, deux débats étaient organisés à l’Assemblée nationale sur la politique de l’emploi et sur la lutte contre le chômage. Cela a été l’occasion pour les députés socialistes et apparentés de faire le bilan de la politique menée par le gouvernement en la matière et de faire des contre-propositions.

Joël Aviragnet, député de Haute-Garonne, a évoqué un sujet régulièrement oublié : la situation des 3,7 millions de travailleurs précaires que compte la France, employés principalement en intérim ou en contrat à durée déterminée – CDD. Nous pensons aussi aux personnes inactives qui souhaitent travailler mais ne peuvent trouver un emploi en raison de leurs contraintes de vie, ou leur éloignement des bassins d’emploi.

Intervention de Joël Aviragnet, Député de Haute-Garonne

Régis Juanico, député de la Loire, a lui évoqué le taux d’emploi des 60-64 ans, qui est très faible dans notre pays : un peu plus de 33 % en 2018 contre 77 % pour les 50-59 ans. Aujourd’hui, plus de 900 000 personnes âgées de plus de 50 ans sont inscrites à Pôle emploi en catégorie A, un chiffre qui a plus que doublé en dix ans. Si on ajoute les personnes des catégories B et C en activité réduite, on dénombre plus d’un million de seniors à Pôle emploi.

Intervention de Régis Juanico, Député de la Loire

Face à ce constat, peut-on faire mieux ? Oui. Comme l’a rappelé Marie-Noelle Battistel, députée de l’Isère, il existe aujourd’hui un projet audacieux, qui porte ses fruits sur le front de la lutte contre le chômage : l’initiative « territoires zéro chômeur de longue durée », née d’une proposition de loi déposée par Laurent Grandguillaume, adoptée à l’unanimité dans cet hémicycle et au Sénat en 2016. Ce dispositif mérite d’être prolongé après son expérimentation réussie.

Intervention de Marie-Noelle Battistel, Députée de l’Isère

Les députés socialistes et apparentés proposent également d’augmenter le nombre de contrats aidés. Leurs suppressions par ce gouvernement a eu des effets néfastes sur les associations, les collectivités, mais aussi les hôpitaux publiques comme l’a rappelé Valérie Rabault, députée de Tarn-et-Garonne. La baisse des effectifs dans les hôpitaux, dénoncée par les professionnels de santé depuis juin 2019 est notamment la conséquence de la suppression des emplois aidés !

Intervention de Valérie Rabault, Députée de Tarn-et-Garonne

Lors de ces débats nous avons aussi proposé de renforcer les aides aux familles monoparentales, notamment en matière de garde d’enfants, afin que les femmes – qui sont les plus affectées par les temps partiels subis et le chômage contraint – puissent choisir librement leur temps de travail et exercer leur profession dans des conditions facilitées. Ces propositions ne sont évidemment pas exhaustives.

 Mais pour les députés socialistes et apparentés, le travail est une valeur centrale. C’est lui qui permet l’émancipation individuelle des personnes, mais aussi l’élévation collective de la société – car c’est le travail qui nous permet d’entretenir un modèle social protecteur tout au long de la vie : nous pensons évidemment à l’assurance chômage, à la couverture santé et à l’assurance retraite.