Au 8 juillet, 75 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint. 75 femmes depuis le premier janvier.

Des femmes qui avaient déjà porté plainte, avaient demandé des mesures d’éloignement ou de protection, des femmes battues.

En mars dernier, alors que le décompte macabre affichait 26 femmes tuées, j’ai saisi le Premier Ministre afin que des mesures d’urgence soient mises en œuvre. Elles sont connues et cette situation n’est pas une fatalité.

Il est impératif de mettre en place des structures d’accueil permettant aux femmes de ne pas rentrer chez elles, de les accompagner avant le procès et après.

Il est nécessaire de mieux former les agents de police à ce fléau et à la prise en compte des plaintes et de la détresse de ces femmes.

Il est fondamental de mener des actions de prévention.

Un Grenelle en septembre !

Combien de femmes seront tuées d’ici cette date ?

Cette réponse du Gouvernement frôle l’indécence et le mépris au regard de l’urgence de la situation.

Nous n’en sommes plus à la nécessité de se mettre autour de la table. Il faut agir, maintenant !