Le 8 avril dernier, j’étais en séance à l’Assemblée nationale afin de voter pour la proposition de Loi donnant le droit à une fin de vie libre déposée par Olivier Falorni.

J’avais quelques jours auparavant signé la tribune des 270 députés demandant un débat et un vote sur ce texte si important que Les Républicains ont volontairement saboté.

Les Républicains, en déposant plus de 4000 amendements ont empêché que les débats de cette proposition de loi examinée dans le cadre d’une niche parlementaire, n’aillent à leur terme.

Le Gouvernement, en ne reprenant pas, dans l’ordre du jour de la République en Marche, ce texte et en convoquant comme réponse, une énième mission sur le renforcement des soins palliatifs, n’est pas à la hauteur.

Il s’est contenté d’assister sans prise de position claire et ferme.

C’est la raison pour laquelle, j’ai signé, avec les députés du Groupe Socialistes et apparentés à l’Assemblée nationale, un courrier au Premier Ministre demandant solennellement, plutôt que d’inscrire l’examen des articles 2 à 6 du texte dans une niche de tel ou tel groupe, de bien vouloir mettre du temps parlementaire à la disposition de l’Assemblée pour répondre à la volonté exprimée par une très forte proportion de nos concitoyens et par une très large majorité des députés sur les différents bancs. 

Il est nécessaire de franchir une étape supplémentaire et de compléter les mesures de la Loi Léonetti sur la fin de vie, afin d’autoriser de façon encadrée l’aide active à mourir.