Communiqué du 8 juillet 2020

Le risque était grand – et il a été alors signalé – que la réunification de la Normandie, même si elle était fondée, aboutisse à un déclassement plus ou moins assumé de l’ex Basse-Normandie et de sa capitale, Caen, au profit de la Haute-Normandie, économiquement plus puissante et plus proche de Paris et de la région parisienne. Au surplus ce fut un haut-normand qui fut élu président de la nouvelle entité.

Aujourd’hui, et en dépit des apparences et des proclamations, qui ne voit que Caen, de façon plus ou moins insidieuse est lentement vidée de ses fonctions, publiques et privées, au profit des deux grandes villes de l’ex Haute-Normandie, Le Havre et surtout Rouen ?

On apprend récemment que la direction du F.R.A.C. (Fonds Régional d’Art Contemporain) serait transférée à Rouen. Et nous ne sommes pas à la fin des menaces.

Il est temps de dire : « C’est assez » et d’agir en conséquence. Sinon, l’ancienne Basse-Normandie deviendra une sorte d’appendice de l’autre et Caen, « secondarisée », sera réduite au rang de ville moyenne. D’autant que les métropoles de Seine-Maritime viennent d’élire deux maires qui ne joueront pas les seconds rôles. Il est temps de réagir !

 

Louis MEXANDEAU                                                   Laurence DUMONT
Militant – Ancien Ministre                                        Députée du Calvados