Sans surprise, les conclusions du Grand débat nationale laissent déjà entrevoir les propositions qui seront bientôt formulées. Elles ne remettront pas en question la politique libérale d’Emmanuel MACRON, qui accentue les inégalités dans notre pays depuis son élection. « Nous devons baisser plus vite les impôts » déclare le Premier ministre. C’est donc la seule et unique réponse de ce gouvernement à la demande d’augmentation du pouvoir d’achat. Une réponse simple, trop simple en fait qui, à ce stade, laisse de côté la question de l’augmentation des salaires, des retraites, des minimas sociaux.

Les Français ne sont pas exaspérés par l’impôt. Ils sont exaspérés lorsqu’il n’est pas juste ; c’est pourquoi, 77% d’entre eux demandent le rétablissement de l’ISF. Aujourd’hui, on est en droit de s’inquiéter de l’absence de mise en place de vraies mesures concrètes pour répondre à l’urgence sociale.

De même, on peut douter de la volonté de ce gouvernement de préserver et renforcer les services publics sur tout le territoire, lorsque viendra le temps des choix budgétaires dans un contexte où les recettes de l’Etat seront amputées. Promettre de baisser les impôts et, en même temps, rétablir des services publics de proximité est un leurre.

Ce gouvernement trace son chemin ; c’est celui du libéralisme. Rien ne semble l’en détourner ; nous nous en rendrons sans doute compte dans les prochains jours. La question de la réforme des retraites et du recul de l’âge de la retraite prôné par certains Ministres est, hélas, là pour nous le rappeler.