Selon les associations caritatives, la crise sanitaire a fait basculer dans la pauvreté un million de Français, qui s’ajoutent ainsi aux 9,3 millions de personnes vivant déjà au-dessous du seuil de pauvreté monétaire (à 1 063 euros par mois et par unité de consommation) :

  • 800 000 suppressions d’emploi d’ici la fin de l’année, le nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire qui bondit d’environ 30 %, 10 % de demandeurs du revenu de solidarité active en plus, le nombre de loyers impayés qui augmentent…tous les indicateurs sont au rouge !
  • La pauvreté augmente et le gouvernement regarde ailleurs ! Ces chiffres nous rappellent l’absence cruelle de mesures sociales dans le plan de relance et le budget présenté cette semaine en commission des finances. Seulement 0,8% du plan de relance est consacré aux plus pauvres ! Alors que le rapport du comité d’évaluation des réformes de la fiscalité constate que la suppression de l’ISF et la réforme de la fiscalité du patrimoine ont enrichi les plus riches !
  • Pourtant, des solutions existent, nous les avions proposées dès le 9 juin dernier dans le cadre de notre plan de rebond :
    • Ouverture du RSA à partir de 18 ans, à travers par exemple la création d’un revenu de base ;
    • Chèque rebond de 300 à 700 euros pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages et relancer la consommation ;
    • Gratuité de la restauration scolaire pour les familles les plus pauvres, financement de bons alimentaires, fonds de soutien aux associations d’aide alimentaire…
    • Revalorisation du barème des APL, année blanche en matière d’expulsions, création d’un fonds national d’aide au paiement des loyers et des charges, encadrement des frais bancaires…
  • Le gouvernement semblant incapable de prendre la mesure de la crise sociale, nous lui rappellerons l’ensemble de ces propositions lors des débats budgétaires.