Au-delà de l’immense catastrophe que beaucoup ont pu observer sur les canaux des chaines d’information, se posent désormais plusieurs questions. D’abord bien sûr celle de l’impact sur l’environnement, l’activité agricole et, plus globalement, sur les êtres humains.

A cette question de l’impact, l’Etat aurait dû répondre plus rapidement et en toute transparence sur la nature des produits qui ont brûlé et leur toxicité. C’est pourquoi, mon collègue député socialiste de Seine Maritime, Christophe BOUILLON a demandé la mise en place d’une enquête parlementaire pour déterminer s’il y a eu de vraies failles dans la gestion de la crise, dans l’information transmise et dans la cohérence des actions. Une enquête qui doit porter également sur la question de la responsabilité de l’entreprise et donc de l’obligation de réparation à la charge de Lubrizol.

Ensuite, vient également la question de l’implantation de ces sites classés SEVESO, dont la plupart se trouvent désormais dans des périmètres urbains. Dans les années 70, la question environnementale n’était malheureusement pas aussi prégnante qu’aujourd’hui. Même si depuis, les réglementations et l’encadrement des activités sont devenus draconiens, aujourd’hui cette catastrophe industrielle majeure nous montre des limites et surtout l’impérieuse nécessité d’informer en toute transparence nos concitoyens.