Sur la forme, comme sur le fond, cette décision d’Edouard Philippe est inacceptable.

Sur un texte qui remet en cause les fondements de notre système de protection sociale, le Gouvernement ne supporte pas que l’Assemblée nationale prenne le temps de débattre et d’amender.

Nous aurions débordé le calendrier, et alors…

Ce texte ne mérite-t-il pas que l’on s’attarde au regard de son imprécision, de tous les écueils qu’il porte, de l’absence de visibilité sur le financement (la conférence de financement rendra sa copie en avril !).

Les français, déjà majoritairement contre cette réforme, jugeront l’action brutale et anti-démocratique de ce gouvernement dans les urnes.

A l’Assemblée, nous défendrons une motion de censure demain. Elle ne sera pas adoptée puisque la République en marche dispose d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale… A moins d’un ultime et salutaire sursaut de ses députés pour contrer ce texte bâclé, inutile et injuste.

Rendez-vous après l’examen du texte au Sénat et devant le Conseil constitutionnel.

Nous utiliserons tous les moyens constitutionnels à notre disposition pour que cette réforme ne puisse s’appliquer en l’état.