Depuis plusieurs semaines, beaucoup d’arguments fallacieux ont été utilisés par le gouvernement pour justifier la hausse inédite de la fiscalité écologique à hauteur de 55 milliards d’euros sur le quinquennat. Parmi ces arguments, l’exécutif a reproché aux députés Socialistes et apparentés d’être contre cette hausse alors qu’ils l’avaient défendue en 2015 lors de la loi de transition énergétique pour la croissance verte. Or, rien n’est plus faux. Explications :
Concernant les taxes sur le carburant, celles-ci ont augmenté de 24% sur l’ensemble du quinquennat Hollande contre une augmentation de près de 50% prévue sur le quinquennat Macron. Et la trajectoire votée en 2015 ne prévoyait pas une telle augmentation jusqu’en 2022. Il est donc faux de faire reposer sur le gouvernement précédent cette hausse brutale de la fiscalité sur les carburants.

Concernant les taxes sur le fioul et le gaz, les deux graphiques ci-dessous démontrent bien que la hausse a été initiée par le gouvernement socialiste (pour des raisons écologiques) mais pour aboutir à des montants deux à trois fois inférieurs (pour protéger le pouvoir d’achat des Français) à ceux prévus en 2022 par le gouvernement Philippe.

Les choix du précédent quinquennat étaient ambitieux écologiquement (avec l’introduction de la taxe carbone) et responsables socialement (en prévoyant une hausse mesurée et en créant des dispositifs compensatoires). A l’inverse, le gouvernement actuel augmente de manière inconsidérée la fiscalité énergétique avec pour seul objectif de remplir les caisses de l’Etat. Et cette hausse irresponsable est d’autant plus inacceptable pour les Français les moins aisés qu’elle s’ajoute à une succession de mesures injustes : hausse de la CSG pour les retraités, suppression partielle de l’ISF, prélèvement forfaitaire unique, sous-revalorisation des prestations sociales et des retraites etc.