Nos 5 propositions présentées par Valérie Rabault

Le 5 octobre dernier, nous avons formulé 5 propositions au Premier ministre pour accompagner les 14 millions de Français qui n’ont pas d’autre choix que de prendre leur voiture tous les jours pour aller travailler.

Il a fallu attendre plus de 3 semaines pour que le Gouvernement se décide enfin à répondre à la perte de pouvoir d’achat que subissent nos concitoyens du fait de la hausse des prix du carburant. Au-delà de cette réaction tardive, la solution du Gouvernement relève de l’amateurisme qui conduit à l’injustice.

1ère injustice : certains des Français qui en ont le plus besoin ne seront pas aidés

Ainsi, une mère célibataire avec 3 enfants, qui gagne 2050€ par mois, qui prend sa voiture pour travailler, n’aura pas droit aux 100€ du Gouvernement

2ème injustice : certains des Français, assujettis à l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), vont pouvoir toucher les 100€ du Gouvernement

Ainsi, un couple, asujetti à l’IFI, qui a 200 000€ de revenus par an, et dont l’un des membres ne travaille pas, aura droit aux 100€ du Gouvernement

3ème injustice : avec un même niveau de revenu, des étudiants toucheront les 100€ et d’autres non.

Prenons le cas d’un étudiant, qui prend sa voiture pour aller travailler à temps partiel dans la restauration et qui gagne 800€ par mois :

  • S’il est rattaché au foyer fiscal de ses parents, il n’aura pas les 100€ du Gouvernement.
  • S’il n’est pas rattaché au foyer fiscal de ses parents, il touchera les 100€ du Gouvernement.

4ème injustice : le Gouvernement couvre moins du quart de la perte de pouvoir d’achat des Français liée à la hausse des prix de l’énergie

Voici l’impact annuel des hausses du prix de l’énergie pour un ménage de 2 adultes et 2 enfants.

On constate bien que les 200 € du Gouvernement (100€ du chèque énergie pour les 6 millions de Français qui y sont éligibles et 100€ du chèque carburant) ne couvrent pas la baisse de pouvoir d’achat subie avec les hausses de 2021.

Une solution plus juste, plus rapide et plus efficace aurait consisté à repartir du chèque énergie qui existe aujourd’hui et qui est basé sur la structure du foyer fiscal, donc qui tient compte du nombre d’enfants à charge et des revenus de l’ensemble du foyer.

Pour cela, il aurait suffi, avec le même argent (3,8 milliards €) :

  • D’y inclure le carburant ;
  • De rendre son versement automatique par virement bancaire ;
  • De doubler le nombre de bénéficiaires passant de 6 à 12 millions de Français ce qui permet de toucher les classes moyennes ;
  • De doubler son montant passant de 277€ au maximum à 550€ par an.