Caen, le 01/02/2019

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’hypocrisie et la mascarade de la majorité maintiennent les Accompagnants des Elèves en Situation de Handicap (AESH) dans la précarité

La réalité de la profession d’AESH, c’est : des temps partiels subis, des contrats en CDD renouvelables six fois, aucune garantie de CDIsation, la possibilité d’être remerciés si les budgets disponibles ne sont pas au rendez-vous, un salaire en moyenne de 700 euros par mois pour 20 à 25h de travail hebdomadaire.

Les députés de La République en Marche ont eu l’opportunité, à plusieurs reprises, de mettre fin de façon définitive à la précarité des AESH. Mais leur comportement, depuis des mois, a révélé qu’en fait ils n’en voulaient pas.

Ils l’ont d’abord démontré en octobre 2018, lorsqu’ils ont rejeté sans débat la proposition de loi d’un groupe d’opposition portant notamment sur ce sujet.

Après le tollé engendré par une telle attitude, ils ont choisi le 31 janvier l’hypocrisie et la mascarade, lors de la proposition de loi socialiste « Pour une école vraiment inclusive ». Un texte qui comprenait, dans son l’article 2, l’embauche des AESH en Contrat à Durée Indéterminée de droit public.

Mais après avoir voté en commission le matin pour cet article, ils ont, le soir même, sur ordre du gouvernement, préféré maintenir dans la précarité les AESH en mettant en place des CDD de trois ans, renouvelables une fois, puis convertibles en CDI.

Une attitude incompréhensible qui montre aussi que c’est le gouvernement, et non les députés LReM, qui fait les lois.

Sur une question aussi importante que celle de l’amélioration des conditions d’exercice du métier de celles et ceux qui accompagnent au quotidien les enfants en situation de handicap, on était en droit d’attendre un autre comportement. Cette cause ne mérite pas une telle hypocrisie et une telle mascarade.