Un consensus avait été trouvé après la publication du rapport de Jean-Louis Debré le 13 novembre 2020. L’ensemble des associations d’élus et des partis politiques étaient d’accord sur le fait de décaler les scrutins régionaux et départementaux de mars à juin compte tenu de la situation sanitaire.

  • Ce consensus aurait dû se poursuivre lors de l’examen du projet de loi actant ce report. Malheureusement le gouvernement est resté sourd à nos propositions qui étaient d’autant plus nécessaires que le projet de loi initial ne proposait aucune mesure d’adaptation de notre droit électoral !
  • Comme pour les masques, les tests, la campagne vaccinale, « l’école à la maison », nous sommes consternés par cette absence systématique d’anticipation, alors même que nous ne cessons de prévenir à chaque étape des dysfonctionnements à venir…

A deux mois des scrutins, le gouvernement s’est réveillé ! Mais modifier les dates d’une élection est une décision lourde qui ne peut pas faire l’objet du bricolage auquel nous avons assisté ces derniers jours.

Les incertitudes qui caractérisent cette crise sanitaire installée dans le temps long, font de l’anticipation et de l’adaptation des obligations primordiales. Malheureusement, et encore une fois, le gouvernement n’a rien anticipé.

Il a balayé toutes les propositions d’évolution du droit électoral des oppositions à l’Assemblée nationale et au Sénat il n’y a même pas deux mois !

C’est d’autant plus grave que le vote est le fondement de notre démocratie et que d’autres démocraties occidentales, simplement en anticipant, ont relevé ce défi sans difficultés.

 

Nous regrettons, une nouvelle fois, de devoir voter sur une décision déjà prise et annoncée par le gouvernement.

Il est, dans tous les cas, de son devoir de permettre une campagne électorale sereine et des conditions de vote sécurisées.