A Caen, où 15.000 manifestants ont défilé dans les rues, et partout ailleurs en France, ce sont toutes les professions de la fonction publique d’état, territoriale et hospitanière qui se se sont retrouvées le jeudi 5 décembre pour dire leur refus d’une réforme injuste, autoritaire et dogmatique.

Injuste parce qu’elle va pénaliser dans l’avenir beaucoup de salariés avec une baisse annoncée de leurs retraites. Autoritaire, parce que, comme à son habitude, ce gouvernement consulte les syndicats mais a en fait déjà sa feuille de route toute prête. Un chemin où il n’y a pas de place à une réelle négociation avec les partenaires sociaux. Dogmatique enfin, parce qu’elle fragilise notre système par répartion au profit d’un système libéral où chacun devra financer, pour celles et ceux qui le pourront, une épargne privée  afin de s’assurer un revenu lui permettant de vivre décemment.

Ce que le gouvernement veut faire sous couvert de la mise en place d’un système universel, c’est en fait un nivèlement par le bas des montants des retraites. Les français l’ont très bien compris.

Avec près d’un million de personnes dans les rues la semaine dernière, le gouvernement et le Président de la république doivent désormais entendre le message qui leur a été envoyé. Cette réforme, ils n’en veulent pas car elle ne constitue pas un progrès social. Dans un moment où le climat social est très tendu, Emmanuel MACRON porte une immense responsabilité dans la manière dont il apportera une réponse à cette mobilisation dans la France entière.