J’ai reçu le collectif des soignants des urgences de Caen, en grève depuis le 24 juin dernier comme de nombreux collègues partout en France.

Les urgences vont mal et les patients, comme le personnel hospitalier, sont en souffrance.

Cette situation appelle une réponse urgente du Gouvernement, l’arrêt des fermetures de lits, la mise à disposition d’effectifs correspondant aux besoins des services, la mise en sécurité des patients et des agents notamment.

La dégradation des services d’accueil des urgences n’est plus tenable et le personnel est à bout.

Le groupe socialiste a demandé le déblocage d’urgence d’une enveloppe de 500 millions d’euros. Il faut 20% de personnel urgentiste en plus, comme l’a noté la Cour des Comptes dans son dernier rapport.

La réponse du Gouvernement n’est encore une fois pas à la hauteur et ce n’est pas un rapport de plus qui va régler l’urgence absolue dans laquelle se trouvent les services.