Le gouvernement présente  un projet de loi pour proroger l’état d’urgence sanitaire et le pass sanitaire au-delà du 15 novembre, il souhaite pouvoir y recourir jusqu’à l’été 2022.

Cette annonce s’inscrit dans un contexte où la situation épidémique s’améliore grâce à la vaccination de plus de 50 millions de Français.

  • Il y a maintenant près d’un an, nous étions les premiers à presser le gouvernement sur la vaccination. Nous lui demandions de lancer rapidement le processus de vaccination de masse, pendant que lui préférait ne pas froisser les vaccino-sceptiques.
  • Nous nous félicitons de voir que malgré les couacs gouvernementaux, plus de 50 millions de Français ont reçu au moins une dose. C’est grâce au vaccin, grâce à la science, grâce au progrès, que nous pouvons espérer retrouver une vie normale prochainement.

Néanmoins, nous demandons au gouvernement de ne pas brûler les étapes, nous savons que l’automne et l’hiver peuvent être propices à la reprise épidémique.

  • Le débat parlementaire doit être l’occasion de faire un bilan sur la situation sanitaire du pays : sur les différents taux d’incidence dans les départements, sur les risques de développement de nouveaux variants, sur la vaccination des moins de 12 ans et sur la troisième dose.
  • Nous nous sommes opposés au pass sanitaire, nous ne défendrons donc pas sa prorogation. Mais si le gouvernement souhaite prolonger son utilisation, il ne peut pas le faire jusqu’à l’été 2022 sans jamais revenir devant le Parlement. C’est inacceptable.
  • Le choix du Gouvernement d’instaurer un “pass sanitaire” a été un choix par défaut et de défausse, qui le désengageait de ses responsabilités. Maintenant que plus de 50 millions de Français sont vaccinés, l’Etat doit reprendre la main et envisager de mettre en œuvre la vaccination obligatoire que nous proposons depuis le mois de juillet.