La transition énergétique marche sur deux jambes : le développement des ENR dans le mix énergétique – c’est sous le précédent quinquennat que l’objectif de 50% a été fixé dans la loi – et la réduction de notre consommation énergétique, avec notamment la rénovation thermique des logements. Dans ce cadre, l’énergie nucléaire est une énergie de transition qui nous permet d’assurer la continuité de notre production électrique de manière décarbonée.

La priorité pour nous est donc d’investir dans les énergies renouvelables, de manière bien plus massive que ce que le gouvernement a fait depuis 5 ans, et de permettre la rénovation énergétique des logements, c’est l’objet de la prime climat que nous défendons depuis 2 ans.

  • Ce dispositif pourra couvrir jusqu’à 100% du coût de la rénovation énergétique ! Les propriétaires n’auront rien à débourser au moment des travaux, la prime pour le climat est une avance dont le montant à rembourser sera calculé selon la situation sociale des propriétaires, en prenant en compte les disparités territoriales entre zones urbaines et rurales. Ce dispositif permettrait de rénover 760 000 logements par an pendant 30 ans, afin d’éliminer les passoires thermiques en 10 ans et de sortir 12 millions de personnes de la précarité énergétique.
  • La prime climat est l’exemple parfait de ce que nous défendons en matière d’écologie : elle permet de faire d’importantes économies d’énergie, de réduire les factures des Françaises et des Français et de créer des emplois pour toute la filière du bâtiment.

Concentrons-nous donc sur le développement des énergies renouvelables et la rénovation énergétique des bâtiments plutôt que de lancer des faux débats sur le nucléaire. A ce titre, la promesse d’Emmanuel Macron d’investir 1 milliard d’euros, d’ici à 2030, pour développer des petits réacteurs modulaires (PRM) nucléaires n’est pas sérieuse :

  • Le coût annoncé par Emmanuel Macron de 1 milliard d’investissements dans les PRM est celui de la phase d’étude et développement. A ce stade, les PRM ne sont qu’un sujet scientifique et technique débattu par les spécialistes. Il est même évoqué la date de 2040 pour une production en série de ce type de réacteurs ! Rien qui ne permet donc de répondre à l’urgence climatique ou d’en faire l’avenir du mix énergétique français.
  • De plus, il faudrait environ 10 PRM pour remplacer un réacteur actuel. Quand on connaît les difficultés à installer des éoliennes, il est illusoire de penser pouvoir multiplier par 10 le nombre de zones où sont implantées ces centrales nucléaires (avec les questions que cela pose en matière de sécurité).

 

Vidéo de Dominique Potier lors des questions au Gouvernement https://www.facebook.com/socialistesAN/videos/459901222116778