Nous le disons depuis le début, la santé publique doit être notre priorité et nous soutiendrons toute mesure permettant de protéger les Françaises et Français, d’éviter une 3ème vague qui saturerait nos hôpitaux :

  • Face au nombre de cas quotidiens qui reste important – souvenons-nous que le Président fixait l’objectif de 5.000 cas par jour pour pouvoir déconfiner en décembre, nous sommes aujourd’hui à plus de 20.000 – et face aux différents variants, de nouvelles mesures étaient nécessaires ;
  • Est-ce que le couvre-feu à 18h est une mesure pertinente ? Nous avons toujours veillé à ne pas nous improviser autorité sanitaire. Et comme malheureusement le gouvernement prend sa décision seul sans partager les données qui le conduisent à cette décision, nous ne le savons pas. Mais nous l’espérons ;
  • Pour être efficace ce couvre-feu à 18h doit s’accompagner de 2 autres mesures : une incitation plus forte au télétravail, afin de limiter les contaminations dans les bureaux et dans les transports, un contrôle plus fort aux frontières afin de ne pas importer massivement les variants ;
  • Ensuite, certains pays ainsi que notre propre Haut conseil de santé publique recommandent de ne plus utiliser certains masques en tissu et disent que le masque FFP2 protégerait davantage contre le variant anglais : le gouvernement doit anticiper cette question pour ne pas risquer une autre pénurie de masques si la situation venait à s’aggraver.
  • Enfin, la contamination de 27 enfants et enseignants dans une école de l’Oise nous inquiète également sur la situation dans les écoles, collèges et lycées de notre pays. Des écarts existent entre le nombre d’enfants contaminés selon les chiffres de Santé publique France et selon les chiffres du Ministère de l’Education. Ce flou n’est pas acceptable ;
  • Nous souhaitons que l’école reste ouverte le plus longtemps possible car nous connaissons les conséquences sociales d’une fermeture, mais nous observons que de nombreux pays les ferment et que les universités sont, elles, fermées. Bref, là aussi, là encore, nous demandons de la transparence et de la cohérence !

Le gouvernement a proposé de proroger jusqu’au 1er juin 2021 inclus, l’état d’urgence sanitaire en vigueur depuis le 17 octobre 2020 (au lieu du 16 février inclus) :

  • Par nature un régime d’exception doit être strictement nécessaire et proportionné, dans les mesures comme dans la durée. Et si le Gouvernement dispose de la possibilité d’y mettre fin préalablement par décret, nous proposons de restreindre chaque prorogation à un délai raisonnable qui ne devrait pas excéder trois mois, soit jusqu’au 16 avril ;
  • La démocratie ne doit pas être confinée ! Le Parlement doit pouvoir juger si la prolongation de l’état d’urgence est nécessaire au-delà de ce délai raisonnable et doit pouvoir contrôler la mise en œuvre de ce régime d’exception de manière bien plus importante qu’il ne le fait aujourd’hui. C’est ce que nous avons défendu pendant les débats.

Le Gouvernement a rejeté toutes nos propositions, tous nos amendements. Le Gouvernement et sa majorité refusent le contrôle parlementaire, les propositions de la mission flash, malgré leurs promesses d’ouverture.

Voilà pourquoi les députés du groupe Socialistes et apparentés  ont voté contre la prorogation de l’état d’urgence sanitaire.