Nous souhaitons un prompt rétablissement au Premier ministre Jean Castex, diagnostiqué positif au Covid hier.

Nous le voyons aux Pays-Bas, en Belgique, en Autriche ou en Allemagne, la cinquième vague est là, elle frappe l’Europe et la France :

  • En moyenne calculée sur sept jours, le nombre de cas quotidiens a presque doublé en une semaine: il était de plus de 18 000 hier, contre 10 000 sept jours plus tôt. Cela représente une progression de plus de 80%. Dimanche, 8 038 malades du Covid-19 étaient hospitalisés en France, dont 1 339 dans les services de soins critiques, contre 6 500 et 1 000 un mois auparavant.
  • Grâce aux scientifiques qui ont découvert un vaccin en un temps record et grâce aux Français qui se sont massivement vaccinés, nous ne constatons pas une augmentation aussi importante du nombre de malades hospitalisés que du nombre de personnes contaminées. Une nouvelle preuve – si il en fallait encore une – que le vaccin est efficace !
  • Mais nous connaissons ce virus désormais, nous sommes au début de la vague, le pic pourrait être atteint après les fêtes, fin décembre et début janvier. Si nous ne prenons pas les mesures nécessaires, nos hôpitaux pourraient de nouveau faire face à une grosse tension, d’autant plus que nous savons que de nombreux postes de soignants ne sont pas pourvus actuellement et des lits sont donc fermés.

 

Depuis un an et demi, nous faisons au gouvernement des propositions pour faire face à cette épidémie. Nous en reformulons aujourd’hui :

  • Généralisation de la dose de rappel. La Haute autorité de santé a recommandé la semaine dernière de proposer la troisième dose dès 40 ans à compter de six mois après la vaccination complète. Celle-ci est limitée aux plus de 65 ans pour le moment et aux plus de 50 ans à compter du 1er décembre. Le gouvernement traîne des pieds sur ce sujet alors qu’en Allemagne, en Angleterre ou en Italie, la dose de rappel a été généralisée. C’est incompréhensible.
  • Généralisation du télétravail. La reprise épidémique correspond au retour en présentiel dans de nombreuses entreprises et administrations depuis la rentrée. Nous savons maintenant comment ce virus se diffuse et comment faire pour freiner sa diffusion. L’Allemagne va réintroduire la règle du travail à domicile, la Belgique a décidé de rendre le télétravail obligatoire pour les emplois qui le permettent. Nous devons nous aussi favoriser le télétravail, le gouvernement doit avoir une parole claire sur ce sujet !
  • Inciter au dépistage. Depuis la fin de la gratuité des tests, le nombre de tests réalisés a fortement chuté, passant de 850 000 tests quotidiens fin juillet à 450 000 prélèvements en moyenne ces derniers jours. Nous avions dit lorsque le gouvernement avait décidé la fin de la gratuité que nous craignions que cela ait des effets sur le suivi de l’épidémie. A quelques semaines des fêtes de fin d’année et face à la reprise épidémique, le gouvernement ne peut balayer la question du retour de la gratuité des tests.
  • Levée des brevets. Cette reprise épidémique nous prouve une nouvelle fois que nous ne sortirons pas cette pandémie tant que le virus circulera dans le monde. Pour cela, une seule solution : la vaccination de l’ensemble de la population mondiale. L’Afrique a entièrement vacciné 77 millions de personnes, soit seulement 6 % de sa population. Il faut que les brevets soient publics pour que les vaccins soient plus facilement et plus massivement produits et ainsi accessible à l’ensemble de la population mondiale.

 

Le renforcement des contrôles du pass sanitaire ne peut être la seule réponse du gouvernement. Le pass sanitaire ne peut rester l’alpha et l’omega de la politique sanitaire du gouvernement. Le net ralentissement de la vaccination et le difficile lancement de la campagne de rappel doit amener le gouvernement à changer de braquet, à avoir une démarche positive et pas seulement répressive !