Nous apportons tout notre soutien aux personnels de l’Education nationale qui sont fortement mobilisés depuis plusieurs jours partout en France contre la politique de Jean-Michel Blanquer et son projet de loi en cours d’examen parlementaire.

Ce mouvement s’inscrit dans un contexte :

  • Celui de la fermeture de centaines de classes dans les écoles rurales du fait de l’absence de recrutements suffisants afin de mettre en œuvre le dédoublement des classes de CP et de CE1 dans les zones urbaines ;
  • Celui du mouvement des stylos rouges, ces enseignants qui demandent une meilleure reconnaissance de leur travail, de leur engagement au quotidien et des difficultés auxquelles ils doivent faire face pour accomplir leur mission.

Au lieu de répondre à ces préoccupations, Jean-Michel Blanquer met en œuvre en catimini dans son projet de loi des « établissements publics des savoirs fondamentaux » qui absorberont dans une seule entité administrative un collège et des écoles maternelles et primaires du même secteur.

Cette disposition entrainera la disparition des directeurs d’écoles pourtant si précieux dans la vie des établissements et dans le lien qu’ils assurent entre l’institution et les parents. C’est un nouvel affaiblissement du service public.

Jean-Michel Blanquer a également profité des débats sur son projet de loi pour reprendre à son compte un certain nombre de propositions caricaturales de la droite sur les drapeaux ou l’hymne national.

Une nouvelle fois l’école et les enseignants sont stigmatisés, coupables d’un supposé laxisme. Leur liberté d’expression se voit désormais bridée avec la proposition de sanctionner les enseignants lorsqu’ils « porteraient atteinte à l’institution ».

Par cette absence d’écoute et de dialogue, Jean-Michel Blanquer crée une école de la défiance. Parce que l’enjeu est trop important, les députés socialistes et apparentés appellent le Ministre de l’Education nationale à se ressaisir !