La crise sanitaire que nous traversons a obligé l’Etat à mettre en oeuvre des mesures drastiques en matière pénitentiaire afin de limiter la propagation du virus dans ce lieu clos que constitue la prison.
Par la force des choses et des moyens, des choix ont été opérés et de nombreuses personnes détenues ont été libérées afin d’assurer des conditions sanitaires minimales et un encellulement individuel.
Ces mesures étaient nécessaires et je les ai soutenues.
La crise du COVID nous a démontré la possibilité d’atteindre l’objectif de mettre en place l’encellulement individuel et la capacité de toute la chaine pénale de le mettre en oeuvre et d’assurer l’individualisation du suivi des personnes et leur accompagnement en milieu ouvert.

Il est inconcevable de ne pas poursuivre le processus, comme l’a demandé le Syndicat national des directeurs pénitentiaires dès le mois d’avril au Président de la République.
Je l’ai moi-même saisi de cette question par courrier le 24 avril dernier pour demander de de poursuivre dans cette voie. L’encellulement individuel a été possible pendant le confinement, pourquoi revenir en arrière aujourd’hui.
Cette demande fait aujourd’hui l’objet d’une lettre ouverte lancée par l’observatoire international des prisons et qui a déjà obtenu 1000 signatures d’acteurs de la justice et de la pénitentiaire, d’élus, d’intellectuels, d’universitaires, de chercheurs, d’associations, de médecins, de journalistes, de citoyens, d’éducateurs…..

Nous devons être nombreux à soutenir cet appel pour que l’encellulement individuel devenu réalité pendant la crise du COVID devienne la normalité.

Lettre-ouverte-Surpopulation-carcerale_03062020

signataires-lettre-ouverte-surpopulation-carcerale